Association IBDAعFRANCE
El Wajib el Watani, « le Devoir National » : Hassan Vaseline vient d'être arrêté. C'est un ancien voleur repenti. Les autres prisonniers s'interrogent sur les raisons de cette arrestation, Hassan leur raconte son aventure. Quelques temps auparavant, le commissaire de police Haydar Lahlou est venu le trouver afin de lui demander de remplir une mission pour son pays. Une délégation étrangère, en visite à des fins économiques, en vue de réaliser d'importants investissements, semble surtout retenir l'image d'un pays en perte de vitesse, mal organisé et sans hygiène. Le commissaire demande alors à Hassan de voler les étrangers et de lui rapporter discrètement le butin afin de prouver à la délégation qu'au moins une chose fonctionne dans ce pays : la police. Hassan refuse d'abord, puis se soumet à la raison d'Etat. Il dérobe de nombreuses fois les étrangers. A chaque fois, la police restitue les objets volés à la délégation. Mais plus que la police, ce sont les voleurs, que cette délégation étrangère trouve efficace. Et c'est pourquoi Hassan, malgré le service rendu à la Nation est condamné et emprisonné.
Chaab Faq, « Le Peuple a pris conscience » : L'histoire est racontée par les Gouals, les conteurs qui investissaient l'espace public afin de transmettre les histoires populaires. Ils nous racontent l'histoire d'un homme ayant décidé, à force d'emprisonnement, de se retirer de la vie politique. Il quitte la grande ville pour un petit village extrêmement pauvre. Il décide alors de recommencer une nouvelle vie mais il ne parvient pas à conserver un emploi car la police soumet ses différents patrons à de fortes pressions. Il décide alors, de partir à nouveau pour s'éloigner des forces de police. Mais les commerçants le supplient de rester et lui proposent même leur aide financière car la vie du village s'est bien améliorée depuis son arrivée. L'homme pense que le village s'est développé grâce à ses idées. Il en est flatté mais refuse de rester. Les commerçants lui expliquent que ce sont, en fait, les nombreuses forces de police affectées à sa surveillance et stationnées dans le village qui ont relancé l'économie et la consommation. Notre héros hésite tout d'abord puis accepte finalement de continuer à « aider » à la croissance du village.
Ces deux pièces de théâtre écrites en 1990 n'ont pas été représentées en public. Elles ont été filmées par la télévision algérienne, ENTV, mais ont été aussitôt censurées. L'idée de cette création, en 2006, est de parvenir à réunir ces deux textes, les derniers écrits par Abdelkader ALLOULA, en une mise en scène unique.
Au-delà de l'idée de la réunion de ces textes censurés, il y a une réelle volonté de mettre l'accent sur leur portée politique dans le contexte de guerre civile des années 90 en Algérie. Ces textes parlent d'une vérité cachée, d'une Histoire méconnue. Au-delà du rire, Abdelkader ALLOULA pose des questions à son public. Ces textes ont traversé plus d'une décennie, seize années, et restent encore d'une terrible actualité.
Merci à toutes et à tous pour votre soutien!!
La soirée du 24 a été bénéfique pour tous.
Encore merci!